Airbus Defence and Space

Accéder à l’ISS

S’arrimer à la Station spatiale internationale n’a pas l’air si difficile que ça. Et pourtant : il s’agit de faire se rejoindre au rythme de quelques centimètres par minute des engins qui se déplacent à la vitesse de 27 000 km/h, à 400 kilomètres au dessus de nos têtes.

Shuttle, HTV, Soyouz, ATV (lien vers animation sur les différents vaisseaux)… L’une des caractéristiques de la station spatiale européenne est de pouvoir accueillir des vaisseaux de ravitaillement élaborés avec des technologies différentes. Le Shuttle, par exemple, ne s’arrime pas à la station de la même façon que Soyouz ou encore que le HTV japonais.

Il existe en réalité trois techniques différentes d’arrimage à la station, et selon leur construction les vaisseaux peuvent accoster à la station de façon automatique, semi-automatique, ou entièrement manuelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que, pour des raisons historiques, les pays participant à l’aventure spatiale ont choisi d’explorer différentes technologies.

Dès les années 1970, par exemple, les Russes optent pour l’outil informatique. L’assemblage de la station Mir reposait déjà sur ce parti pris. Avec l’ATV, les Européens privilégient également la procédure d’approche automatique. De leur côté, les Américains préfèrent aller au bout d’une logique d’aviateur : à bord du Shuttle, c’est le pilote qui est aux commandes et qui dirige les opérations d’approche. A mi-chemin entre ces deux technologies, les Japonais ont opté pour le « berthing » : c’est-à-dire que leur véhicule possède la capacité de s’approcher de la station pour se mettre à la portée du bras robotique, qui, manipulé par un astronaute, lui permettra de s’arrimer.

A ce jour, les différentes techniques d’arrimage permettent à certaines navettes d’accéder à des ports de plus ou moins grandes envergure – ce qui n’est pas négligeable lorsqu’il s’agit d’acheminer des pièces imposantes. En revanche, lorsque la station parviendra en fin de vie et qu’il n’y aura plus d’astronaute à bord, alors seul un véhicule totalement automatique sera capable de la désorbiter.

ISSATVSoyuzHTVdocking