Airbus Defence and Space

Euronews : Les coulisses de la construction des fusées

En partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA), Euronews vient de publier un reportage sur la fabrication d’Ariane 5 tourné principalement sur le site d’Airbus Defence and Space aux Mureaux, ainsi qu’au Centre spatial guyanais. Il comprend notamment des interviews de Michel Freuchet, Directeur des Lanceurs chez Airbus Defence and Space Space Transportation, et de Catherine Poincheval, responsable Programme Ariane 5ME.

"Moment ultime, chaque lancement est une consécration. Il clôt un long processus de conception et de production. Dans le hall d’assemblage d’Airbus Defence and Space près de Paris, les ingénieurs donnent vie au lanceur Ariane 5. Ils le taillent dans l’aluminium et le construisent, pièce après pièce, étage après étage.

Tout l’enjeu est de réussir à doser puissance, démesure et ingénierie. “La poussée au décollage d’une fusée comme Ariane correspond environ à la puissance de deux centrales nucléaires – deux tranches de centrale nucléaire – et la turbopompe qui alimente ce moteur a la puissance d’un TGV,” souligne Michel Freuchet, directeur du programme des lanceurs chez Airbus Defence and Space.

Chaque lancement depuis Kourou en Guyane française est calibré à la perfection pour faire face à des contraintes de taille. “Le lanceur mesure environ 55 mètres, son poids au décollage fait 775 tonnes et typiquement, la masse de charge utile amenée en orbite est de l’ordre de 10 tonnes,” explique Louis Laurent, directeur des programmes d’Arianespace ; “donc vous voyez le ratio entre la masse utile et la masse qu’il est nécessaire de mettre en œuvre pour emporter cette charge utile vers l’orbite de transfert géostationnaire.”

Au sol, le corps central d’Ariane 5 est construit à partir d’immenses plaques d’aluminium de haute qualité. L’aluminium a été choisi pour sa meilleure résistance aux températures extrêmement basses de l’hydrogène et de l’oxygène liquides.

A l’heure actuelle, on compte trois principaux lanceurs : le plus gros, Ariane 5 est capable de mettre dix tonnes sur orbite ; son confrère russe Soyouz a lui une charge utile de 3 tonnes tandis que Vega, la nouvelle fusée européenne, est conçue pour placer sur orbite basse, des satellites d’une tonne et demi.

Mais aujourd’hui, Ariane s’apprête à évoluer avec une nouvelle version baptisée 5ME. Sa principale innovation : son étage supérieur sera doté d’un moteur qui pourra être réallumé une fois dans l’espace.

A l’horizon 2020, certaines technologies d’Ariane 5ME comme le moteur réallumable prendront place à bord de sa petite sœur : Ariane 6."

Pour visionner le reportage, rendez-vous sur le site Internet d’Euronews : http://fr.euronews.com/2013/01/23/les-coulisses-de-la-construction-des-fusees/

Ariane 5