Airbus Defence and Space

Recherche en microgravité

Le projet spatial Geoflow II lancé par Ariane 5

L’expérience Geoflow II qui s’apprête à rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) à bord de l'ATV-2 Johannes Kepler devrait améliorer la compréhension des courants intrinsèques du manteau de la Terre. Les recherches menées à bord de l’ISS permettront aux scientifiques d’affiner les méthodes de calcul grâce auxquelles ils appréhendent les processus à l’œuvre à l’intérieur du manteau terrestre qui sont à l’origine de l’activité volcanique, de la tectonique des plaques, mais aussi des séismes. Airbus Defence and Space a mis au point Geoflow II pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Le conteneur de Geoflow II © Airbus Defence and Space
Le conteneur de Geoflow II © Airbus Defence and Space

Après la première mission à destination de l’ISS en 2008, le modèle de vol de Geoflow a été modifié par Airbus Defence and Space en 2009 et 2010, afin de conduire des expériences à d’autres buts scientifiques. A la différence de Geoflow I, l’objectif consiste à présent à étudier les courants intrinsèques du manteau de la Terre. Les recherches menées à bord de l’ISS permettront aux scientifiques d’affiner les méthodes de calcul grâce auxquelles ils appréhendent les processus à l’œuvre à l’intérieur du manteau terrestre qui sont à l’origine de l’activité volcanique, de la tectonique des plaques, mais aussi des séismes.

Sous la direction de l’Université de Cottbus en Allemagne, les scientifiques étudieront un fluide mielleux injecté entre deux coques sphériques de températures différentes. La gravité et la rotation de la Terre seront simulées par la centrifugation du fluide et l’application d’une haute tension. Les courants de convection du fluide seront alors photographiés.

Cette expérience ne peut toutefois fonctionner que si les champs de force artificiels ne sont pas faussés par un champ gravitationnel réel. Les conditions de microgravité à bord de l’ISS constituent donc un terrain d’expérimentation idéal.

Les scientifiques espèrent ainsi que Geoflow II sera en mesure, dès mars 2011, de transmettre depuis l’espace les premiers résultats à l’Université technique Brandebourgeoise (BTU). Parallèlement, les préparatifs sont déjà en cours pour l’expérience Geoflow III, qui portera sur l’étude des courants atmosphériques circulant du pôle vers l’équateur.

 

Pour en savoir plus: Voir le dossier spécial (articles, interview, vidéos …) sur l’ATV-2 « Johannes Kepler »

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