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L’ISS ? Un rêve devenu réalité

Une station spatiale en orbite autour de la Terre ? L’idée n’est pas nouvelle. On la retrouve même dans une courte histoire intitulée « Lune de brique » (« The Brick Moon »), écrite par Edward Everett Hale en… 1869 ! Par la suite ce thème sera une source d’inspiration littéraire ou cinématographique intarissable.

Bien au-delà du rêve, c’est la guerre froide entre Russes et Américain qui mènera aux premières applications concrètes. Dans les années 60, les Américains miseront sur le projet MOL (Manned Orbital Laboratory) qui sera abandonné avant même son premier vol. De leur côté, les Russes développent dès 1971 le programme Saliout, la première station spatiale. Ce programme durera jusqu’en 1991. De leur côté, les Américains, dans la lignée de la mission Apollo qui a envoyé le premier homme sur la Lune, misent sur un projet de station spatiale habitée, baptisée Skylab, déployée durant l’année 1973.

Nouvelle grande étape : en février 1986, les Russes mettront sur orbite la station orbitale Mir. Constituée de différents modules, elle sera habitée en quasi permanence jusqu’en 1999. En 2001, elle finira – volontairement – sa carrière en se désagrégeant au contact de l’atmosphère terrestre.

Lancé en novembre 1998 le module russe Zaria signe le début de l’assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) . Depuis 2000 l’ISS est habité, et assure une présence permanente de l’homme dans l’espace. Un symbole fort, qui sert des projets scientifiques importants, mais qui demande une logistique irréprochable afin d’assurer aux différents équipages de quoi assurer leur vie dans l’espace (lien vers « Ravitaillement à haute altitude »).

A l’heure actuelle, tandis que la Chine travaille sur un projet de station spatiale permanente sur la base de son vaisseau Shenzhou, l’avenir de l’ISS n’est pas encore fixé. Initialement, la station devait être abandonnée en 2016. L’idée d’un prolongement du programme est pourtant évoquée et l’ISS pourrait même rester en orbite jusqu’en 2020, afin d’abriter de nouvelles recherches scientifiques – à condition, bien sûr, de ne pas montrer de signe de fatigue.

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