Airbus Defence and Space

Le programme européen Copernicus expliqué par Michael Menking et Eckard Settelmeyer

Michael Menking - European Director for Earth Observation, Navigation and Science / Eckard Settelmeyer - Director for Earth Observation, Navigation and Science Germany

 




  • Qu’est-ce que Copernicus ? Et quel est le rôle des satellites Sentinel ?

Michael  Menking
Le programme européen ‘Copernicus’ (connu jusqu’à présent sous le nom de GMES, Global Monitoring for Environment and Security) a vocation à créer une infrastructure moderne et performante au profit de services d’observation de la Terre et de géo-information. Il est conduit par la Commission européenne (CE) en partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et d’autres agences dans des rôles secondaires.

Copernicus est conçu pour recueillir des informations au profit de six grands domaines d’application : la surveillance des terres, l’environnement marin, la gestion des catastrophes et des crises, l’atmosphère terrestre, le changement climatique et la sécurité. La base des données exhaustives, standardisées et mondiales nécessaires à la surveillance de l’environnement à l’échelle planétaire est inconcevable sans les systèmes satellitaires. La création d’un accès indépendant aux données globales d’observation de la Terre caractérise l’ampleur extraordinaire de l’observation de la Terre par satellite du programme Copernicus.

 

  • Que représente le projet Copernicus pour Airbus Defence and Space ?

Eckard Settelmeyer
Airbus Defence and Space est un partenaire majeur de Copernicus, depuis les débuts du programme en 1998. Voici les trois principales contributions de l’entreprise :

Airbus Defence and Space joue un rôle de premier plan dans la fabrication des satellites Sentinel, qui constituent le segment spatial du programme et qui viendront compléter les données déjà fournies par les Missions contributrices de Copernicus.

Airbus Defence and Space exploite une flotte de satellites optiques et radar - SPOT, Pléiades, TerraSAR-X et TanDEM-X - et est l’un des principaux fournisseurs de données au profit des services Copernicus, à travers ces missions contributrices.

Airbus Defence and Space exploitera le système de satellite-relais européen EDRS (European Data Relay Satellite), qui fournira des services de communications rapides et sécurisés pour les satellites Sentinel-1 et Sentinel-2, et les principales stations sol de la mission Sentinel-1.

  • Comment se passe la coopération avec l’ESA ?

Michael  Menking
Airbus Defence and Space collabore depuis longtemps avec l’ESA. Le Programme Copernicus est, à cet égard, un excellent exemple.

 

  • Quelle est la position de l’Union européenne à Bruxelles à l’égard de la recherche spatiale ? Quel sera l’intérêt de Copernicus pour l’UE ?

Eckard Settelmeyer
L’UE se mobilise en faveur de la recherche spatiale à travers le Programme-cadre de Recherche & Développement (PCRD), et demain avec Horizon 2020.

Les services à valeur ajoutée de Copernicus ont été stimulés par les études des 5ème, 6ème et 7ème PCRD, qui ont démontré la faisabilité de ces services dans le cadre de Copernicus. Les récents exemples sont les projets SAGRES et LOBOS, qui visent à développer les services pour la surveillance des frontières extérieures de l’UE au titre des programmes FRONTEX/EUROSUR. Airbus Defence and Space participe à ces projets.

 

  • Dans quelle mesure


  • Qu’est-ce que Copernicus ? Et quel est le rôle des satellites Sentinel ?

Michael  Menking
Le programme européen ‘Copernicus’ (connu jusqu’à présent sous le nom de GMES, Global Monitoring for Environment and Security) a vocation à créer une infrastructure moderne et performante au profit de services d’observation de la Terre et de géo-information. Il est conduit par la Commission européenne (CE) en partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et d’autres agences dans des rôles secondaires.

Copernicus est conçu pour recueillir des informations au profit de six grands domaines d’application : la surveillance des terres, l’environnement marin, la gestion des catastrophes et des crises, l’atmosphère terrestre, le changement climatique et la sécurité. La base des données exhaustives, standardisées et mondiales nécessaires à la surveillance de l’environnement à l’échelle planétaire est inconcevable sans les systèmes satellitaires. La création d’un accès indépendant aux données globales d’observation de la Terre caractérise l’ampleur extraordinaire de l’observation de la Terre par satellite du programme Copernicus.

 

  • Que représente le projet Copernicus pour Airbus Defence and Space ?

Eckard Settelmeyer
Airbus Defence and Space est un partenaire majeur de Copernicus, depuis les débuts du programme en 1998. Voici les trois principales contributions de l’entreprise :

Airbus Defence and Space joue un rôle de premier plan dans la fabrication des satellites Sentinel, qui constituent le segment spatial du programme et qui viendront compléter les données déjà fournies par les Missions contributrices de Copernicus.

Airbus Defence and Space exploite une flotte de satellites optiques et radar - SPOT, Pléiades, TerraSAR-X et TanDEM-X - et est l’un des principaux fournisseurs de données au profit des services Copernicus, à travers ces missions contributrices.

Airbus Defence and Space exploitera le système de satellite-relais européen EDRS (European Data Relay Satellite), qui fournira des services de communications rapides et sécurisés pour les satellites Sentinel-1 et Sentinel-2, et les principales stations sol de la mission Sentinel-1.

  • Comment se passe la coopération avec l’ESA ?

Michael  Menking
Airbus Defence and Space collabore depuis longtemps avec l’ESA. Le Programme Copernicus est, à cet égard, un excellent exemple.

 

  • Quelle est la position de l’Union européenne à Bruxelles à l’égard de la recherche spatiale ? Quel sera l’intérêt de Copernicus pour l’UE ?

Eckard Settelmeyer
L’UE se mobilise en faveur de la recherche spatiale à travers le Programme-cadre de Recherche & Développement (PCRD), et demain avec Horizon 2020.

Les services à valeur ajoutée de Copernicus ont été stimulés par les études des 5ème, 6ème et 7ème PCRD, qui ont démontré la faisabilité de ces services dans le cadre de Copernicus. Les récents exemples sont les projets SAGRES et LOBOS, qui visent à développer les services pour la surveillance des frontières extérieures de l’UE au titre des programmes FRONTEX/EUROSUR. Airbus Defence and Space participe à ces projets.

 

  • Dans quelle mesure Airbus Defence and Space participe-t-il aux travaux de l’Union européenne concernant Copernicus?

Michael  Menking

Airbus Defence and Space participe à tous les satellites Sentinel, modèles A et B.

 

Sentinel-1 : Satellite d’imagerie radar et d’interférométrie tout-temps jour-nuit. Airbus Defence and Space est responsable du radar.

 

Sentinel-2 : Satellite d’imagerie optique multi-spectral destiné aux applications terrestres, à l’urbanisation, la surveillance des forêts et l’agriculture. Airbus Defence and Space en assure la maîtrise d’œuvre.

 

Sentinel-3 : Satellite d’imagerie optique de moyenne résolution et d’altimétrie radar, dédié à la surveillance des océans et de la Terre. Airbus Defence and Space fournit le radiomètre.

Sentinel-4 est un instrument embarqué à bord du satellite MTG en orbite géostationnaire, au profit de la chimie atmosphérique. Airbus Defence and Space fournit la charge utile.

Chargé d’étudier la chimie atmosphérique depuis l’orbite terrestre basse, Sentinel-5 Precursor est un satellite censé préfigurer l’arrivée des instruments de Sentinel-5 à bord des satellites MetOp Seconde Génération (MetOp-SG). Airbus Defence and Space est le maître d’œuvre de Sentinel-5P et le fabricant des charges utiles de MetOp-SG.

 

  • Quel sera l’intérêt civil de Copernicus ?

Eckard Settelmeyer
Copernicus contribuera à créer de nouveaux secteurs commerciaux grâce à des services à valeur ajoutée, et à limiter les répercussions des crises et catastrophes naturelles.

 

  • A combien s’élèvent les coûts attendus des satellites Sentinel ? Qui partage les dépenses ?

Michael  Menking
Les dépenses sont aujourd’hui partagées entre l’ESA et l’UE : l’ESA a financé le développement des cinq modèles Sentinel, chacun comprenant un prototype de vol et le modèle de vol, appelés A et B respectivement. L’UE financera les modèles C et D. L’ESA assurera le financement du développement de la future génération.

Enfin, EUMETSAT apporte également sa contribution en hébergeant les instruments de Sentinel-4 et 5 à bord de ses satellites MTG et MetOp-SG.

 

  • Le programme Copernicus se nommait auparavant GMES. Pourquoi le programme a-t-il été rebaptisé ?

Eckard Settelmeyer
Le nom du programme a changé lorsque l’Union européenne a décidé de participer financièrement au segment spatial. De plus, Copernicus est plus facile à prononcer que GMES.

 

  • Copernicus aura-t-il une influence sur notre vie quotidienne ? Comment pourrons-nous utiliser les données ?

Michael  Menking
Nous bénéficierons d’informations rapides sur l’état de l’environnement, les conditions atmosphériques, la qualité de l’eau, le changement climatique (CO2 et autres polluants), etc.

 

  • Comment Copernicus soutiendra les études à long terme (par ex., concernant la fonte des glaciers, le développement urbain, les zones agricoles) ?

Eckard Settelmeyer

C’est l’objectif principal de Copernicus. Une fois en orbite, les satellites Sentinel permettront d’enregistrer des données pour surveiller l’état de santé de notre planète (fonte des glaciers, érosion côtière, comportement des océans - couleurs, températures, courants), ainsi que la situation des sols (forêts, désertification, agriculture, développement urbain, etc.).

 

Il concerne également le changement climatique, les situations d’urgence (surveillance des catastrophes) et la sécurité (surveillance des frontières, etc.).

Aujourd’hui, le lancement des premiers modèles A et B de chaque Sentinel est programmé. L’UE finance les modèles de remplacement (C et D) qui seront disponibles à l’horizon 2020, l’ESA prévoit également de développer la deuxième génération des Sentinel à partir de 2017.

 

  • Où seront recueillies les données de chaque satellite Sentinel ?

Michael  Menking
Chaque Sentinel possède son propre segment sol, qui recevra des données par liaison descendante de chaque satellite. Il comprend également un système d’archivage et de distribution (en ligne) aux utilisateurs.

De plus, le système de satellite-relais européen EDRS (European Data Relay Satellite), cofinancé par Airbus Defence and Space, permettra une liaison descendante continue des données de Sentinel-1 et 2 via un relais de données géostationnaire avec le sol, au profit des utilisateurs.

 

  • Combien de temps bénéficierons-nous de Copernicus ? (10 ? 50 ? 100 ans ?)

Eckard Settelmeyer
Les modèles A et B actuels ont une durée de vie nominale de 8 à 10 ans. Ils seront remplacés par les modèles C et D, dès que ces derniers seront disponibles (ils seront acquis en 2014/2015 par l’ESA sous délégation de l’UE).

Les Sentinel de prochaine génération seront étudiés à partir de 2017 afin de garantir l’amélioration et la continuité du service.

 

  • Quelle est la mission de Sentinel-1 ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ? Quand interviendra le lancement de Sentinel-1 ? Quand les données de Sentinel-1 seront-elles disponibles ?

Michael  Menking
Conçus pour transmettre des images d’observation radar de la Terre, les satellites jumeaux Sentinel-1 fourniront des données d’une qualité sensiblement supérieure à celle des missions précédentes. Le radar permettra une exploitation continue (24h/24). Sentinel-1 servira à l’observation des événements environnementaux comme les glissements de terrain et les inondations. Il fournira également des informations et un soutien au profit des missions d’assistance, de sauvetage et d’aide humanitaire en cas de catastrophes, où il est vital de disposer d’informations actualisées aussi rapidement que possible. De plus, ces données pourront également servir à évaluer les processus à plus long terme. Par exemple, l’observation de la fonte des glaces au Groenland fournira de précieuses informations pour aider à établir des conclusions concernant l’élévation du niveau de la mer.

Le premier satellite, Sentinel-1A, devrait être lancé en avril 2014, suivi en 2016 de son alter ego, Sentinel-1B.

Elaboré sur la base de la toute nouvelle technologie radar à synthèse d’ouverture (SAR) comprenant tous les sous-systèmes électroniques, l’instrument radar en bande C prévu pour cette mission a été mis au point et fabriqué par Airbus Defence and Space. Friedrichshafen (Allemagne) a assuré la maîtrise d’œuvre de l’instrument et fabriqué l’antenne radar, tandis que le site de Portsmouth (Royaume-Uni) a développé l’électronique radar.

 

  • Quelle est la fonction de Sentinel-5 ? Pouvez-vous nous en dire plus au sujet des instruments ? Quel est le rôle d’Airbus Defence and Space ?

Eckard Settelmeyer
Sentinel-5 est destiné à la surveillance de la composition de l’atmosphère pour les services Atmosphère de Copernicus. Il sera embarqué à bord du satellite MetOp Seconde Génération en orbite polaire. La mission Sentinel-5 comprend plusieurs spectromètres qui fourniront des données dans l’ultraviolet, le visible et l’infrarouge proche.

 

  • Quelle est la différence entre Sentinel-5 et Sentinel-5 Precursor ? Quelle est la mission de Sentinel-5 Precursor?

Michael  Menking


Sentinel-5 Precursor
(Sentinel-5P) sera le premier satellite dédié à la surveillance de la chimie atmosphérique pour le programme Copernicus. Airbus Defence and Space est le maître d’œuvre de ce satellite, qui assurera une continuité de données permettant de surveiller l’évolution du trou de la couche d’ozone et de la pollution troposphérique, alors même que les missions actuelles de surveillance du climat arrivent en fin de vie. Sentinel-5P complètera les capacités atmosphériques actuelles depuis l’orbite polaire basse. Il devrait être lancé vers 2020.
Sentinel-5 Precursor

Le satellite sera équipé de l’instrument TROPOMI (Tropospheric Ozone Monitoring Instrument), réalisé sous la maîtrise d’œuvre de Dutch Space, filiale d’Airbus Defence and Space, avec la contribution de Surrey Satellites Technology Ltd (SSTL). Ce spectromètre imageur ultramoderne fournira des informations sur les gaz présents à l’état de trace dans l’atmosphère et les aérosols qui influent sur la qualité de l’air et le climat. Il mesurera l’ozone, le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et autres polluants atmosphériques avec une précision supérieure à celle des instruments existants.

Sentinel-5 fournira des informations plus précises avec le même type d’instrument que celui hébergé à bord des satellites MetOp Seconde Génération en orbite terrestre basse.

 

 

  • Comment le satellite Sentinel-2 recueillera-t-il les données ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ?

Michael  Menking
Sentinel-2 est également constitué de deux satellites. Airbus Defence and Space est le maître d’œuvre de cette mission, qui fournira des images optiques dans 13 bandes spectrales au total, allant du quasi visible à l’infrarouge à ondes courtes du spectre électromagnétique, avec des résolutions de 10, 20 et 60 m, et des fauchées de 290 km de large.

Les données de Sentinel-2 serviront principalement à la surveillance des catastrophes naturelles (inondations, incendies de forêt, glissements de terrain, érosion), et dans les domaines de l’utilisation et l’imperméabilisation des sols, l’urbanisme, la gestion forestière et les opérations de secours humanitaire. Sentinel-2A devrait être lancé en 2015, suivi de Sentinel-2B en 2016. Ensemble, ils seront capables d’imager l’intégralité des surfaces émergées de notre planète en l’espace de cinq jours seulement.

Le site de Friedrichshafen (Allemagne) assure la maîtrise d’œuvre de Sentinel-2.

 

 

  • Qu’étudiera le satellite Sentinel-3 ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ? Quand interviendra le lancement ?

Michael  Menking

Sentinel-3


Sentinel-3 servira à l’océanographie et la surveillance de la végétation. Ses instruments enregistreront des paramètres comme la topographie des mers et des océans, ainsi que la température de surface et la couleur des océans, mers et masses continentales, avec un degré élevé de précision et de fiabilité.

 

Sentinel-3 sera alors équipé de quatre instruments. Airbus Defence and Space a été sélectionné pour fournir l’un de ces instruments, le radiomètre micro-onde (MWR), qui déterminera le taux d’humidité présent dans la trajectoire des impulsions radar, ainsi qu’un certain nombre de sous-systèmes satellitaires au profit de cette mission.

 

Airbus Defence and Space a également livré deux systèmes de cryo-réfrigération pour l’instrument SLSTR (Sea and Land Surface Temperature Radiometer).

 

 


 

  • Comment bénéficierons-nous des résultats de la mission Sentinel-4 ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ? Quand interviendra le lancement ?

Eckard Settelmeyer
Sentinel-4
sera une charge utile hébergée du satellite Météosat Troisième Génération (MTG), qui gravitera en orbite géostationnaire.

La mission Sentinel-4 sera consacrée aux services comme l’analyse de la composition chimique de l’atmosphère et la surveillance de la qualité de l’air. Sa tâche principale consistera à mesurer les concentrations d’aérosols, les gaz à l’état de trace et le couvert nuageux dans la basse troposphère. Airbus Defence and Space assure la maîtrise d’œuvre du développement et de la fabrication des deux spectromètres de la mission Sentinel-4.

Depuis l’orbite géostationnaire, les deux spectromètres permettront pour la première fois de surveiller continuellement la composition de l’atmosphère et la qualité de l’air dans toute l’Europe, l’Afrique du Nord et la bande sahélienne. L’objectif consiste à fournir, heure par heure, des données actualisées de la qualité de l’air.

  • participe-t-il aux travaux de l’Union européenne concernant Copernicus?

Michael  Menking

Airbus Defence and Space participe à tous les satellites Sentinel, modèles A et B.

 

Sentinel-1 : Satellite d’imagerie radar et d’interférométrie tout-temps jour-nuit. Airbus Defence and Space est responsable du radar.

 

Sentinel-2 : Satellite d’imagerie optique multi-spectral destiné aux applications terrestres, à l’urbanisation, la surveillance des forêts et l’agriculture. Airbus Defence and Space en assure la maîtrise d’œuvre.

 

Sentinel-3 : Satellite d’imagerie optique de moyenne résolution et d’altimétrie radar, dédié à la surveillance des océans et de la Terre. Airbus Defence and Space fournit le radiomètre.

Sentinel-4 est un instrument embarqué à bord du satellite MTG en orbite géostationnaire, au profit de la chimie atmosphérique. Airbus Defence and Space fournit la charge utile.

Chargé d’étudier la chimie atmosphérique depuis l’orbite terrestre basse, Sentinel-5 Precursor est un satellite censé préfigurer l’arrivée des instruments de Sentinel-5 à bord des satellites MetOp Seconde Génération (MetOp-SG). Airbus Defence and Space est le maître d’œuvre de Sentinel-5P et le fabricant des charges utiles de MetOp-SG.

 

  • Quel sera l’intérêt civil de Copernicus ?

Eckard Settelmeyer
Copernicus contribuera à créer de nouveaux secteurs commerciaux grâce à des services à valeur ajoutée, et à limiter les répercussions des crises et catastrophes naturelles.

 

  • A combien s’élèvent les coûts attendus des satellites Sentinel ? Qui partage les dépenses ?

Michael  Menking
Les dépenses sont aujourd’hui partagées entre l’ESA et l’UE : l’ESA a financé le développement des cinq modèles Sentinel, chacun comprenant un prototype de vol et le modèle de vol, appelés A et B respectivement. L’UE financera les modèles C et D. L’ESA assurera le financement du développement de la future génération.

Enfin, EUMETSAT apporte également sa contribution en hébergeant les instruments de Sentinel-4 et 5 à bord de ses satellites MTG et MetOp-SG.

 

  • Le programme Copernicus se nommait auparavant GMES. Pourquoi le programme a-t-il été rebaptisé ?

Eckard Settelmeyer
Le nom du programme a changé lorsque l’Union européenne a décidé de participer financièrement au segment spatial. De plus, Copernicus est plus facile à prononcer que GMES.

 

  • Copernicus aura-t-il une influence sur notre vie quotidienne ? Comment pourrons-nous utiliser les données ?

Michael  Menking
Nous bénéficierons d’informations rapides sur l’état de l’environnement, les conditions atmosphériques, la qualité de l’eau, le changement climatique (CO2 et autres polluants), etc.

 

  • Comment Copernicus soutiendra les études à long terme (par ex., concernant la fonte des glaciers, le développement urbain, les zones agricoles) ?

Eckard Settelmeyer

C’est l’objectif principal de Copernicus. Une fois en orbite, les satellites Sentinel permettront d’enregistrer des données pour surveiller l’état de santé de notre planète (fonte des glaciers, érosion côtière, comportement des océans - couleurs, températures, courants), ainsi que la situation des sols (forêts, désertification, agriculture, développement urbain, etc.).

 

Il concerne également le changement climatique, les situations d’urgence (surveillance des catastrophes) et la sécurité (surveillance des frontières, etc.).

Aujourd’hui, le lancement des premiers modèles A et B de chaque Sentinel est programmé. L’UE finance les modèles de remplacement (C et D) qui seront disponibles à l’horizon 2020, l’ESA prévoit également de développer la deuxième génération des Sentinel à partir de 2017.

 

  • Où seront recueillies les données de chaque satellite Sentinel ?

Michael  Menking
Chaque Sentinel possède son propre segment sol, qui recevra des données par liaison descendante de chaque satellite. Il comprend également un système d’archivage et de distribution (en ligne) aux utilisateurs.

De plus, le système de satellite-relais européen EDRS (European Data Relay Satellite), cofinancé par Airbus DS, permettra une liaison descendante continue des données de Sentinel-1 et 2 via un relais de données géostationnaire avec le sol, au profit des utilisateurs.

 

  • Combien de temps bénéficierons-nous de Copernicus ? (10 ? 50 ? 100 ans ?)

Eckard Settelmeyer
Les modèles A et B actuels ont une durée de vie nominale de 8 à 10 ans. Ils seront remplacés par les modèles C et D, dès que ces derniers seront disponibles (ils seront acquis en 2014/2015 par l’ESA sous délégation de l’UE).

Les Sentinel de prochaine génération seront étudiés à partir de 2017 afin de garantir l’amélioration et la continuité du service.

 

  • Quelle est la mission de Sentinel-1 ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ? Quand interviendra le lancement de Sentinel-1 ? Quand les données de Sentinel-1 seront-elles disponibles ?

Michael  Menking
Conçus pour transmettre des images d’observation radar de la Terre, les satellites jumeaux Sentinel-1 fourniront des données d’une qualité sensiblement supérieure à celle des missions précédentes. Le radar permettra une exploitation continue (24h/24). Sentinel-1 servira à l’observation des événements environnementaux comme les glissements de terrain et les inondations. Il fournira également des informations et un soutien au profit des missions d’assistance, de sauvetage et d’aide humanitaire en cas de catastrophes, où il est vital de disposer d’informations actualisées aussi rapidement que possible. De plus, ces données pourront également servir à évaluer les processus à plus long terme. Par exemple, l’observation de la fonte des glaces au Groenland fournira de précieuses informations pour aider à établir des conclusions concernant l’élévation du niveau de la mer.

Le premier satellite, Sentinel-1A, devrait être lancé en avril 2014, suivi en 2016 de son alter ego, Sentinel-1B.

Elaboré sur la base de la toute nouvelle technologie radar à synthèse d’ouverture (SAR) comprenant tous les sous-systèmes électroniques, l’instrument radar en bande C prévu pour cette mission a été mis au point et fabriqué par Airbus Defence and Space. Friedrichshafen (Allemagne) a assuré la maîtrise d’œuvre de l’instrument et fabriqué l’antenne radar, tandis que le site de Portsmouth (Royaume-Uni) a développé l’électronique radar.

 

  • Quelle est la fonction de Sentinel-5 ? Pouvez-vous nous en dire plus au sujet des instruments ? Quel est le rôle d’Airbus Defence and Space ?

Eckard Settelmeyer
Sentinel-5 est destiné à la surveillance de la composition de l’atmosphère pour les services Atmosphère de Copernicus. Il sera embarqué à bord du satellite MetOp Seconde Génération en orbite polaire. La mission Sentinel-5 comprend plusieurs spectromètres qui fourniront des données dans l’ultraviolet, le visible et l’infrarouge proche.

 

  • Quelle est la différence entre Sentinel-5 et Sentinel-5 Precursor ? Quelle est la mission de Sentinel-5 Precursor?

Michael  Menking


Sentinel-5 Precursor
(Sentinel-5P) sera le premier satellite dédié à la surveillance de la chimie atmosphérique pour le programme Copernicus. Airbus Defence and Space est le maître d’œuvre de ce satellite, qui assurera une continuité de données permettant de surveiller l’évolution du trou de la couche d’ozone et de la pollution troposphérique, alors même que les missions actuelles de surveillance du climat arrivent en fin de vie. Sentinel-5P complètera les capacités atmosphériques actuelles depuis l’orbite polaire basse. Il devrait être lancé vers 2020.
Sentinel-5 Precursor

Le satellite sera équipé de l’instrument TROPOMI (Tropospheric Ozone Monitoring Instrument), réalisé sous la maîtrise d’œuvre de Dutch Space, filiale d’Airbus DS, avec la contribution de Surrey Satellites Technology Ltd (SSTL). Ce spectromètre imageur ultramoderne fournira des informations sur les gaz présents à l’état de trace dans l’atmosphère et les aérosols qui influent sur la qualité de l’air et le climat. Il mesurera l’ozone, le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et autres polluants atmosphériques avec une précision supérieure à celle des instruments existants.

Sentinel-5 fournira des informations plus précises avec le même type d’instrument que celui hébergé à bord des satellites MetOp Seconde Génération en orbite terrestre basse.

 

 

  • Comment le satellite Sentinel-2 recueillera-t-il les données ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ?

Michael  Menking
Sentinel-2 est également constitué de deux satellites. Airbus Defence and Space est le maître d’œuvre de cette mission, qui fournira des images optiques dans 13 bandes spectrales au total, allant du quasi visible à l’infrarouge à ondes courtes du spectre électromagnétique, avec des résolutions de 10, 20 et 60 m, et des fauchées de 290 km de large.

Les données de Sentinel-2 serviront principalement à la surveillance des catastrophes naturelles (inondations, incendies de forêt, glissements de terrain, érosion), et dans les domaines de l’utilisation et l’imperméabilisation des sols, l’urbanisme, la gestion forestière et les opérations de secours humanitaire. Sentinel-2A devrait être lancé en 2015, suivi de Sentinel-2B en 2016. Ensemble, ils seront capables d’imager l’intégralité des surfaces émergées de notre planète en l’espace de cinq jours seulement.

Le site de Friedrichshafen (Allemagne) assure la maîtrise d’œuvre de Sentinel-2.

 

 

  • Qu’étudiera le satellite Sentinel-3 ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ? Quand interviendra le lancement ?

Michael  Menking

Sentinel-3


Sentinel-3 servira à l’océanographie et la surveillance de la végétation. Ses instruments enregistreront des paramètres comme la topographie des mers et des océans, ainsi que la température de surface et la couleur des océans, mers et masses continentales, avec un degré élevé de précision et de fiabilité.

 

Sentinel-3 sera alors équipé de quatre instruments. Airbus Defence and Space a été sélectionné pour fournir l’un de ces instruments, le radiomètre micro-onde (MWR), qui déterminera le taux d’humidité présent dans la trajectoire des impulsions radar, ainsi qu’un certain nombre de sous-systèmes satellitaires au profit de cette mission.

 

Airbus Defence and Space a également livré deux systèmes de cryo-réfrigération pour l’instrument SLSTR (Sea and Land Surface Temperature Radiometer).

 

 


 

  • Comment bénéficierons-nous des résultats de la mission Sentinel-4 ? Quels instruments seront à bord ? Et dans quels secteurs Airbus Defence and Space a-t-il été impliqué/responsable ? Quand interviendra le lancement ?

Eckard Settelmeyer
Sentinel-4
sera une charge utile hébergée du satellite Météosat Troisième Génération (MTG), qui gravitera en orbite géostationnaire.

La mission Sentinel-4 sera consacrée aux services comme l’analyse de la composition chimique de l’atmosphère et la surveillance de la qualité de l’air. Sa tâche principale consistera à mesurer les concentrations d’aérosols, les gaz à l’état de trace et le couvert nuageux dans la basse troposphère. Airbus Defence and Space assure la maîtrise d’œuvre du développement et de la fabrication des deux spectromètres de la mission Sentinel-4.

Depuis l’orbite géostationnaire, les deux spectromètres permettront pour la première fois de surveiller continuellement la composition de l’atmosphère et la qualité de l’air dans toute l’Europe, l’Afrique du Nord et la bande sahélienne. L’objectif consiste à fournir, heure par heure, des données actualisées de la qualité de l’air.

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